vendredi 28 octobre 2011

El Rifle est immortel


El Rifle est immortel

Dans un match très agréable, l'Espanyol Barcelone s'impose grâce à un but de son vétéran Walter Pandiani, 35 ans. Les Catalans enchainent une troisième victoire consécutive et se replacent dans la zone européenne tandis que le Betis Séville, après un excellent début de championnat, dégringole au classement à la suite de cette cinquième défaite.

El Rifle est immortel
El Rifle est immortel
Pour la première fois de la saison, Mauricio Pochettino décida d'aligner le même onze deux journées de suite. En effet malgré le retour de Jordi Amat, l'entraineur argentin décida de confirmer Raul Rodriguez en charnière centrale en compagnie du Mexicain Moreno.

Après 45 minutes très équilibrées qui mirent en avant les deux gardiens de buts, l'Espanyol domina complètement la seconde période avec un bloc équipe très haut, mais surtout emmené par un excellent Joan Verdù très disponible entre les lignes, qui a une nouvelle fois montré qu'il était l'un des grands techniciens de cette Liga.

Malgré une multitude d'occasions franches, l'Espanyol dut attendre le dernier quart d'heure et l'entrée de Walter Pandiani pour trouver la faille. L'Uruguayen qui avait remplacé le jeune Alvaro Vasquez, très peu en réussite ce soir, marqua d'une très jolie tête suite à un beau service de Didac Vila.

lundi 24 octobre 2011

Pochettino: un prix récompensant son exemplarité


L'entraîneur du RCD Espanyol de Barcelone recevra aujourd'hui le "Trophée Ramon Cobo" qui récompense l'entraîneur ayant eu globalement le meilleur comportement tout au long de la saison. Ce trophée, une nouveauté, a été décerné par l'Assemblée Directive du Comité des Entraîneurs et approuvé par la Fédération Espagnole de Football (RFEF)

Certains entraîneurs aiment faire parler d'eux. Que ce soit par leur comportement sur le bord du terrain ou par leurs conférences de presse. Quelques-uns sont passés maîtres en ce domaine.

Peut-être pour que l'on parle enfin des entraîneurs se contentant de faire leur travail sans vouloir faire parler d'eux outre-mesure, pour aussi montrer qu'il est possible d'être entraineur de football et ne pas passer son temps à parler de l'arbitrage, pour souligner que le championnat peut se dérouler dans un esprit de Fair-Play, a été créé le "Trophée Ramon Cobo" pour mettre en valeur les entraîneurs ayant cette approche de leur métier.

Le premier lauréat sera donc Mauricio Pochettino. L'entraîneur de l'Espanyol mérite sans nul doute de recevoir cette récompense. Bientôt trois ans qu'il est sur le banc du club Catalan et pas un mot sur l'arbitrage, pas une polémique avec un entraîneur adverse, l'Argentin est tout simplement exemplaire. 
Pochettino ne sera pas le seul à être récompensé. En présence du président de la Fédération Espagnole de Football et du sélectionneur national, chaque division verra un de ses entraîneurs mis à l'honnneur. 

Une bonne initiative en ces temps où le championnat espagnol semble en proie aux tensions avec des entraîneurs, mais aussi des présidents, qui semblent se complaire dans la polémique de caniveau.

Patrice Redondo (article disponible sur Vavel: 
http://www.vavel.com/fr/international/15970-pochettino-un-prix-recompensant-son-exemplarite.html

Espanyol: voyage, voyage!


Après leur victoire à Madrid contre le Rayo Vallecano, le RCD Espanyol a enchainé une seconde victoire consécutive à l'extérieur sur le terrain du Racing de Santander grâce à un but de Sergio Garcia (0-1). Leur série de 9 mois sans victoire loin de leur fief semble déjà loin, tandis que le Racing de Santander, quant à lui, s'enfonce un peu plus dans la crise et occupe désormais la dernière place de la Liga.



Peu de changements dans les compositions d'équipes de début de match : Cúper opta pour pour Arana sur l'aile droite plutôt que Jairo, tandis que Mauricio Pochettino privé de Jordi Amat, blessé, fit confiance à l'ancien joueur de la filiale, Raul Rodriguez et confirma Romaric dans le rôle de « meneur de jeu » au détriment de Joan Verdú exilé sur le côté gauche.

Le début de match fut plutôt à l'avantage des joueurs catalans, techniquement plus fiable, l'Espanyol de Barcelone s'efforça de monopoliser le ballon et fut auteur de quelques belles séquences de jeu à l'image de la frappe de Romaric bien détourné par Toño ou de la belle volée de Sergio Garcia qui passa de peu au-dessus. Insuffisant cependant pour marquer face à une prudente équipe de Santander, d'autant plus qu'Alavaro Vazquez semblait bien isolé à la pointe de l'attaque catalane en raison du faible rendement de Romaric en son soutien.

La seconde période démarrait sur les même bases jusqu'au remplacement de Romaric par Jesus Datolo (57ème). L'Argentin pris le couloir gauche et Verdú retrouva son poste de meneur de jeu. Un changement tactique payant car deux minutes après le changement, Verdú dans l'axe délivra une superbe passe décisive pour son acolyte Sergio Garcia qui crucifia le gardien de Santander, Toño.

Malgré un passage à deux attaquants avec l'entrée de Koné, le Racing de Santander ne se montra que très peu dangereux en fin de match, l'Espanyol continuant à se procurer les meilleurs occasions.L'arbitre siffla la fin du match et l'Espanyol signa donc sa seconde victoire consécutive, sa quatrième de la saison tandis que le Racing est désormais la seule équipe n'ayant pas connu la victoire cette saison en raison du succès du Sporting Gijon sur Grenade (2-0).
Robin Pierrat

lundi 17 octobre 2011

Enfin une victoire à l'extérieur (et déjà la fin du blog?)

Le Rayo Vallecano de Tamudo aura porté chance à l'Espanyol qui n'avait plus gagné à l'exterieur depuis fin janvier. Cependant, votre serviteur s'étant lancé dans une aventure "journalistique" de plus grande ampleur que ce modeste blog, vous donne désormais rendez-vous sur http://www.vavel.com/fr/ , un site d'information sportive. J'ai en effet travaillé à "importer" ce site d'origine espagnole qui commence à se propager en Europe voire dans le monde (édition donc espagnole, mais aussi italienne et argentine, et maintenant française!).

Dans la mesure du possible je vais essayer de continuer à suivre le RCD Espanyol (dont voici l'article du match de dimanche: http://www.vavel.com/fr/international/15388-l-espanyol-de-barcelone-gagne-enfin-loin-de-ses-terres.html ) .

Je vous donne donc tous rendez-vous sur ce site plein d'avenir!

mercredi 5 octobre 2011

Réflexions sur la place des jeunes à l'Espanyol Barcelone

Lorsque Christian Alfonso est rentré sur le terrain dimanche contre le Real Madrid, cela fît 17.
Il était le 17e joueur en provenance de l'Espanyol B que Mauricio Pochettino faisait débuter en équipe première depuis son arrivée sur le banc perico en janvier 2009. Et oui, le FC Barcelona et sa Masia n'ont pas le monopole de la formation en Catalogne. Sans avoir de chiffres pour comparer, 17 joueurs enfilant le prestigieux maillot blanquiazul en 2 ans et demi doit placer le club parmi ceux utilisant le plus leur cantera en Espagne et même en Europe (ne parlons pas de monde, ça ferait trop).
 A priori, nous ne réjouissons souvent de ce genre d'informations; pouvoir compter sur des produits maisons, cela apporte une fierté, un supplément d'âme, certains repères dans ce football mondialisé.
Mais faut-il vraiment se réjouir de cette "statistique"?

De grands joueurs
Avant l'arrivée de Pochettino l'Espanyol était déjà un club formateur. Après tout, le légendaire Tamudo, meilleur joueur de l'histoire du club, meilleur buteur catalan de l'histoire du championnat espagnol, est bel et bien un produit maison. Profitons-en pour citer aussi le regretté et éternel Dani Jarque.
Mais Pochettino a la chance de disposer d'une génération décomplexée, une bande d'internationaux dans les catégories jeunes comme Didac, Victor Ruiz, Jordi Amat, Alvazo Vazquez et bien d'autres.

Mais si ces jeunes joueurs débutent en équipe première, cela ne veut pas toujours dire qu'ils ont un talent hors norme. Malheureusement, ils sont souvent utilisés pour boucher les trous d'une équipe première possédant un effectif au rabais. On peut du coup se demander si ce n'est pas parfois justement le fait d'avoir l'opportunité de joueur en première division espagnole qui peut les propulser en sélection des jeunes. En gros, un jeune talent prometteur ne se transformera pas forcément en grand joueur, et même au contraire, une si grande exposition  pourrait rapidement devenir un problème d'épanouissement pour ces jeunes joueurs.

Mieux vaut être défenseur
Nous parlions de Jarque, l'Espanyol avait aussi formé Albert Lopo, nous pourrions aussi citer des latéraux comme David Garcia et Javi Chica. Force est de constater qu'en général ces joueurs ont fait les beaux joueurs du club puis d'autres formations. Aujourd'hui leurs successeurs s'appellent Jordi Amat, titulaire en défense centrale alors qu'il n'a pas encore 20 ans, et Victor Ruiz, 21 ans et déjà parti sous d'autres cieux... Ces joueurs là semblent partis pour faire une belle carrière. 
Mais que dire des attaquants, d'un Coro, d'un Jonathan Soriano, sur qui le poids de porter les espoirs offensifs d'une équipe en difficulté à trop peser. 
Alvaro Vazquez pourrait vivre le même scénario, considéré comme le successeur de Tamudo, rien que ça, le joueur suscite beaucoup d'espoir ce qui génère donc beaucoup de pression. On attend de lui des buts, le tout dans une équipe qui est plutôt réputée pour sa stérilité offensive. On comprend donc pourquoi Pochettino ne le titularise pas forcément, préférant le faire entrer en cours de match en ce début de saison sûrement pour éviter d'associer le nom d'Alvaro Vazquez à ce manque de buts, beaucoup critiquent ce choix de l'entraîneur argentin mais vu sous cet angle il s'agit certainement d'une sage décision.

De l'argent dans les pieds
Ces joueurs représentent aussi de l'argent. En comptant sur le centre de formation, cela signifie que Pochettino n'aura pas besoin d'un effectif professionnel à rallonge. Moins d'achat donc, et moins de hauts salaires. Après tout, tout le monde est gagnant. Pourquoi faire venir quelqu'un de dehors quand il y a ce qu'il faut à la maison, c'est le rôle de la formation que d'apporter des joueurs jusqu'à l'équipe première.
Là où l'on peut regretter une mauvaise utilisation de ces jeunes, c'est lorsqu'ils sont utilisés pour remplir les caisses du club, cela devient ridicule quand ces choix sont faits en plus au détriment des résultats sportifs.
La saison dernière, lors du mercato hivernal, le club est passé de bien à catastrophique en vendant en Italie (Naples et Milan AC) 50% de sa défense titulaire (Victor Ruiz et Didac), déstabilisant l'équilibre d'une équipe qui était bien parti pour la lutte à la qualification européenne. Étrange choix des dirigeants en ce qui concerne la jeunesse et l'avenir du club. 

Victor Ruiz, formé à l'Espanyol, le temps de se révéler à Barcelone et voilà qu'à 21 ans il a déjà connu Napoli et Valencia...

Le 17e mais pas le dernier
Christian Alfonso, annoncé comme un jeune plein de talent, ne devrait pas être le dernier joueur appelé en équipe première cette saison. L'Espanyol B sera sans doute encore utilisé mais surtout un joueur est déjà annoncé comme un futur grand de l'Espanyol : il s'agit d'un jeune milieu ghanéen d'à peine 16 ans, Paul Quaye. On peut être sûr d'une chose, il aura sa chance à un moment ou à un autre, la question à se poser vu la réputation qu'à déjà ce joueur est de savoir s'il représente l'avenir sportif de l'Espanyol ou son avenir financier.

Paul Quaye

lundi 3 octobre 2011

RCD Espanyol - Real Madrid, une seconde analyse accompagné des notes des joueurs

Le résultat est cruel mais logique compte-tenu des différences individuelles à des postes clés. Alors que Casillas a su se montrer décisif et parfois chanceux, Cristian Alvarez fut spectateur et n'a pu que constater les dégâts.
Higuain a quant à lui, eu besoin de 3 occasions (il me semble qu'il ne frappe que 3 fois dans le match ) pour inscrire un hat-trick tandis que Thievy, Sergio Garcia, Romaric ou encore Weiss ont multiplié les frappes, en vain.
Les craintes concernant le secteur offensif de l'Espanyol semblent persister.

Outre les problèmes offensif, Mauricio Pochettino va être confronté à un autre problème tactique : Romaric. L'international ivoirien a démontré hier soir qu'il avait tout d'un titulaire en puissance, seulement le titulariser au poste de meneur de jeu engendre le décalage de Verdu sur un côté, pas vraiment un poste adéquat aux qualités de ce dernier. Alors brider le jeu de notre leader technique, est-ce vraiment une solution plausible sur du moyen-long terme ? Pas sûr...

Deuxième solution : Positionner Romaric au poste de relayeur, soit en lieu et place de Javi Marquez l'un des chouchous des supporters pericos. Cruel Dilemme...

Autant dire que Pochettino ne risque pas de chômer durant la trêve internationale afin de préparer au mieux un déplacement... à Madrid, pour affronter le Rayo Vallecano. Un match capital où la prise de points est primordiale, seulement quand on sait que l'Espanyol n'a pas gagné à l'extérieur depuis 8 mois, c'est loin d'être gagné...

Notes

Cristian Alvarez / 4 / Auteur d'une grossière faute de main dès la deuxième minute qui aurait pu coûter cher, si son poteau ne l'avait pas sauvé. Peu rassurant par la suite dans ses interventions, il ne peut pas grand chose sur les 4 buts. Pas coupable donc, mais loin d'être décisif...

Javi Lopez / 5 / Face à un client comme C.Ronaldo, il a plutôt limiter la casse défensivement malgré un déficit athlétique évident, il a également tenté d'apporter le surnombre offensivement multipliant les centres en première mi-temps, en vain.

Hector Moreno / 4 / A souffert face à la vélocité des attaquants Madrilène à l'image du 3ème but d'Higuain, moins serein qu'à son habitude, a paru emprunté.

Forlin / 5 / Match contrasté pour le défenseur Argentin, intraitable dans les duels, il décide de ne pas s'aligner sur le premier but en étant le seul perico à suivre C. Ronaldo, qui d'une passe l'élimina sur le premier et le troisième but.

Didac / 5 / Solide défensivement, il a fait le boulot face à un Ozil très discret ce soir. Cependant on lui reprochera un apport offensif proche du néant.

Baena / 6 / A démarrer le match tambour battant comme le souligne ses plusieurs interventions rugueuses, Baena a avalé de nombreux kilomètres annihilant complètement Kaka, transparent ce soir, et s'est efforcé de relancer proprement. Il baissa logiquement de pied en fin de match.

Javi Marquez / 4 / On a eu le droit à un Javi Marquez assez fantômatique ce soir, il a manqué de puissance par moment, et n'a pas pesé sur le jeu catalan. En résumé, une belle frappe en première période bien repoussée par Casillas et c'est à peu près tout. Remplacé par un Weiss agressif, qui a apporté de la percussion.

Romaric / 6 / Sans doute le meilleur perico ce soir, placé dans un rôle de meneur de jeu, l'Ivoirien a su distribuer, temporiser et tenter sa chance à bon escient. Sa frappe de 40 mètres a fait frissonner Cornella-el-prat et aurait mérité un meilleur sort. Remplacé par Cristian Alfonso, qui n'a pas fêté sa première apparition avec l'équipe première de la meilleure des façon à l'image de sa passe en retrait malheureuse aboutissant au 4ème but Madrilène.

Verdu / 5 / Exilé sur le côté en raison de la titularisation de Romaric, Verdu n'a pas pesé sur le jeu autant qu'à son habitude, ses qualités techniques furent néanmoins utiles dans la conservation du ballon. Un match assez quelconque pour un joueur de son talent.

Sergio Garcia / 6 / Disponible, il a beaucoup tenté et fut le joueur offensif le plus dangereux côté Pericos. On a le sentiment que c'est le seul joueur capable de marquer.

Thievy / 5 / Généreux dans l'effort, le français s'est bien battu mais reste néanmoins « brouillon » quand il s'agit de conclure à l'image de ce contrôle manqué suite à une superbe ouverture de Romaric.

Robin Pierrat

dimanche 2 octobre 2011

Une addition salée




Le réception du Real Madrid aura été un bon test... que l'Espanyol n'a pas passé avec succès.

Bien en place en première mi-temps, les catalans prennent un premier but sur une action litigieuse (dans laquelle le riche et beau Ronaldo touche le ballon de la main). D'autres décisions de l'arbitre seront contestables lors de ces 45 premières minutes, comme un carton jaune injuste donné à Romaric ou encore un corner flagrant oublié.

Mais finalement, et heureusement, le match ne se jouera pas sur des décisions arbitrales, le Real Madrid finira par  imposer sa supériorité. Non pas par une domination à outrance, bien au contraire. Les madrilènes attendent les joueurs de l'Espanyol, qui balle au pied vont manquer d'inspiration face à la disposition tactique des joueurs de la capitale.

Quelques contres, une supériorité technique au niveau individuel, un attaquant du calibre d'Higuain face à une défense loin d'être irréprochable, auront suffit à finir le match avec un score aux allures d'humiliation, 4 à 0 avec en plus un but de Callejon, lui qui avait tant de mal à la finition avec le maillot blanc et bleu de l'Espanyol.

Comme un signe, tous les anciens attaquants de l'Espanyol ont marqué ce week-end, que ce soit donc Callejon, Luis Garcia avec le Real Zaragoza, Tamudo avec le Rayo Vallecano, Osvaldo avec l'AS Roma ou encore Ben Sahar avec l'AJ Auxerre!

Notons tout de même quelques satisfactions. Romaric a fait un bon match, personnellement il m'a même surpris. Notons aussi l'activité de Sergio Garcia, très présent sur le front de l'attaque catalane. La défaite est juste mais si le score ne reflète pas la physionomie du match, il reflète l'écart existant entre deux clubs n'évoluant pas dans le même monde.

Patrice Redondo

Revue d'effectif, tome 4 (sur 4) - les attaquants

L'attaque de l'Espanyol est pour moi le gros point faible de l'équipe, le départ d'Osvaldo ajouté à ceux de Callejon, Alonso ou Luis Garcia laisse un grand vide dans l'équipe. Faire oublier Osvaldo qui tenait l'équipe à bout de bras l'année dernière est un défi de taille pour la jeune garde de la cantera emmené par Alvaro Vasquez.





  • Sergio Garcia : Arrivée l'année dernière, la première saison de Sergio Garcia ( 27 ans ) fut très décevante en partie à cause de blessures à répétitions. Cependant ce joueur formé à la Masia a un CV qui plaide pour lui, buteur dans chacun de ses anciens clubs, il affiche de belles stats et fut même champion d'Europe avec l'Espagne en 2008. Il dispose d'une belle qualité de percussion et possède le luxe de pouvoir jouer à tous les postes de l'attaque. Il doit être le leader offensif de l'équipe cette année et sa relation avec Joan Verdu ( avec qui il a fait ses gammes au barça ) peut grandement y contribuer.






  • Pandiani : Retour au bercail pour l'uruguayen ( 35 ans ) qui vient pour apporter sa touche d'expérience à un effectif tellement jeune. Cependant que vaut-il sur le terrain, il n'avance plus, n'a plus le coffre pour débuter un match, ce n'est pas vraiment le remplacent d'Osvaldo que les pericos espéraient.. Un bon joueur de vestiaire, qui a dès son arrivée était nommé 4ème capitaine de l'équipe, mais il ne faut pas attendre monts et merveilles de notre cher Walter..






  • Alvaro Vasquez : Considéré par certains comme le nouveau Raul Tamudo ( rien que ça ! ), Alvaro Vasquez ( 20 ans ) est un attaquant mobile, possédant une bonne techniquement en mouvement mais encore léger physiquement. Dans le style, il me fait un peu penser à Bojan , beaucoup d'espoir sont placés en lui, il a tout pour devenir le référent au poste d'avant-centre mais il va falloir avoir un sacré mental pour répondre à ces attentes.. Il a par ailleurs disputé un grand mondial avec les U20 espagnols ( quart de finaliste ), finissant la compétions avec 5 buts au compteur ( meilleur buteur ) malgré son statut de remplacant ( seulement 219 minutes joués ! ).





  • Thievy Bifouma : La surprise de cette préparation estivale, originaire de Seine-Saint-Denis et repéré lorsqu'il évoluait à Strasbourg, Thievy ( 19 ans ) possède des qualités athlétiques hors-norme pour son âge, un « coffre » monstrueux qui lui permet de répéter les courses, une sacrée pointe de vitesse, il faut encore qu'il s'affine techniquement et qu'il soit plus efficace devant le but, mais il a tout pour percer. Très polyvalent, il peut jouer en pointe, en tant que second attaquant ou sur le côté gauche.





  • Rui Fonte : Prêté puis transféré définitivement du Sporting Lisbonne, Rui Fonte ( 21 ans ) a passé un an avec la filiale avant d'intégrer complètement l'équipe première. Aligné sur les côté par Pochettino, comme ce fut le cas à la surprise générale lors de la première journée de la Liga, pas une franche réussite.. Malgré une pointe de vitesse évidente, ce joueur me paraît tout de même très léger pour faire plus que de simple bout de match en Liga. Il ne démérite mais fait encore preuve de beaucoup de naïveté comme en témoigne sa première mi-temps catastrophique contre Levante.    




  • Cristian Alfonso : Ce joueur de 21 ans, évoluant ailier évolue pour le moment avec la filiale, je me permets de le citer car c'est mon petit pari, il possède une qualité technique assez impressionnante et est déroutant dans ses 1 contre 1, il peut être une vraie alternative au poste de milieu offensif gauche, à bon entendeur...

    Robin Pierrat

Avant match RCD Espanyol - Real Madrid ( 7e journée)


Une contre vérité persistante.
L'Espanyol reçoit le puissant Real Madrid ce soir à 22h. Drôle d'adversaire. En effet si quand l'Espanyol reçoit le FC Barcelona tout le monde sait l'importance du match, la réception du Real Madrid est souvent étrangement perçue. On a souvent voulu faire (qui est le on? les culés?) de ces deux clubs des sortes de clubs amis, voire pour les plus insultant traiter l'Espanyol de filiale du Real Madrid (quoi de mieux pour dénigrer son adversaire que faire de l'Espanyol un club étranger à la terre catalane).

Il est vrai qu'il existe quelques liens entre les deux clubs, notamment à une certaine époque entre leurs ultras respectifs situés à l'extrême droite... Loin d'être un lien de référence donc. Les deux clubs maintiennent des relations cordiales au niveau institutionnel, mais rien de spécial par rapport aux relations avec d'autres clubs. Dès qu'un joueur est prêté ou vendu dans le sens Real Madrid/Espanyol on va souligner la grande relation entre les deux entités, alors qu'il n'existe pas plus de prêts entre le club catalan et le club madrilène, qu'entre ce dernier et d'autres clubs de la liga (même des clubs jouant à fond la carte antimadridiste comme Osasuna).

Le lien le plus fort et le plus concret unissant Espanyol et Real Madrid reste évidemment le fait d'avoir le même "ennemi" principal, cela amène ensuite amalgames et fantasmes. Si l'Espanyol bat le Barça certains diront que c'est normal vu qu'ils sont proches du Real Madrid, idem s'ils perdent contre le Real Madrid, c'est évidemment fait exprès pour aider les madridistes et flouer le Barça. Comme si on ne pouvait gagner pour nous même, ou perdre contre un club qui a un budget plus de 10 fois supérieur avec des joueurs comptant parmi les meilleurs du monde tout simplement parce qu'ils sont meilleurs que nous. Comme si le Tamudazo était fait pour faire perdre le titre au Barça au profit du Real Madrid (jouissif tout de même) et non pas tout simplement fait pour gagner un derby à l'extérieur et laver l'affront des culés qui se réjouissaient une saison plus tôt avec leurs "chants" de la possible descente de l'Espanyol en seconde division.



Le "fortin" de Cornellà
Ce soir l'Espanyol reçoit un Real Madrid qui n'est pas au mieux en liga après ses contres performances face à Levante et Santander. L'Espanyol non plus n'est pas au mieux mais pourra compter sur son public. En effet, depuis son déménagement dans son nouveau stade de Cornellà-el-Prat, le public a retrouvé un temple digne de sa passion, une âme s'est recréée, les joueurs sont désormais poussés par le public considéré comme un des tous meilleurs d'Espagne. Cela peut paraître anecdotique, mais l'Espanyol a désormais la réputation (et les statistiques!) d'une équipe intraitable à domicile. A la maison l'équipe serait comme un tigre affamé, tandis qu'à l'extérieur son image est plus celle d'un chat ronronnant. 
Le principal atout de l'Espanyol sera donc d'affronter le Real Madrid sur son territoire, son fort imprenable (2 matchs 2 victoires cette saison).




Comment jouer le Real Madrid?
Vu les absences (Jordi Amat) et les premiers matchs de la saison, on peut déjà affirmer que la défense sera composée de Cristian dans les cages, Javi Lopez à droite et Didac à gauche, tandis que la charnière centrale sera composée du mexicain Moreno et de l'argentin Forlin. Ce dernier aura à coeur de démontrer qu'il peut postuler à une place de titulaire, pour cela quoi de mieux que de briller face à l'armada madrilène?

Au milieu de terrain il est possible que Pochettino nous concocte une surprise. Lui qui n'a jamais battu le Real Madrid depuis son arrivée sur le banc de l'Espanyol, pourrait passer d'un "doble pivote" Baena-Marquez à un trivote en leur associant Romaric. Densifier le milieu permettrait de bloquer le Real Madrid, notamment la probable association Özil/Kakà.
En tout cas, le choix d'une option ou d'une autre aura évidemment une conséquence sur le reste de la composition. Si Verdu est apte, il est impensable de débuter le match sans le stratège catalan, à moins que celui débute le match sur le banc et entre apporter sa fraîcher sa technique et son coup d'oeil plus tard dans le match. Dans le cadre d'un trivote associé à Verdu, l'Espanyol devrait jouer avec deux attaquants excentrés, ces postes seraient certainement pour Sergio Garcia à l'aise dans cette position et pour...  Thievy? Pochettino semble en tout cas faire confiance au français.

Si la tactique reste classique, sans surprise, nous aurions certainement Baena/Marquez/Verdu avec Weiss et Thievy sur les côtés et Sergio Garcia en 9. Notons l'absence d'Alvaro Vazquez malade et de Pandiani suspendu, apparaît donc dans la liste celui que l'on présente comme une jeune pépite du centre de formation (oui, encore une) : Cristian Alfonso. 

Du côté du Real Madrid
Laissons l'analyse du Real Madrid aux madrilènes, mais soulignons l'absence de Benzema en attaque. Cela pourrait paraître positif vu la forme de l'attaquant français, mais déjà que le Real Madrid est revanchard et doit absolument gagner, le fait d'avoir en "9" un Higuain qui doit tout faire pour montrer qu'il existe encore et qu'il a un rôle à jouer dans ce Real Madrid n'est pas très rassurant quand on connait la volonté de l'argentin et son sens du but.
Notons aussi les absences de Pepe et Coentrao sur blessures, et celle de Di Maria (suspension). Si ces absences sont importantes, là encore pas de quoi se réjouir. Mourinho tentera sûrement d'associer deux joueurs hors normes, l'allemand Özil qui s'impose comme une référence mondiale au Real Madrid et le renaissant Kakà qui aura à coeur de confirmer son retour à meilleur niveau. L'association de ses deux talents pourraient faire des étincelles. 

Le match est donc à 22h, à ne pas rater.

Les compositions probables (imprime écran de marca.com):


Patrice Redondo

samedi 1 octobre 2011

Revue d'effectif, tome 3 (sur 4) - les milieux de terrain

    Dans la tendance du football espagnol, le milieu du RCD Espanyol est doué techniquement, avec Joan Verdu à la baguette, la « toque » est le maître-mot du milieu..




  • Raul Baena : Formé au Fc Barcelone, Raul Baena ( 21 ans ), évolue au poste de récupérateur , un vrai combattant loin d'être maladroit avec ses grands compas, forcément quand on a été formé à la masia... Compose avec Javi Marquez l'un des duo ( double pivot ) les plus prometteur de la Liga.





  • Javi Marquez : Au club depuis ses 13 ans, Javi Marquez ( 24 ans ), une coupe de cheveux à la Barton, des tatouages à foison, mais quel pied gauche !! Dans le style d'un Xabi Alonso, Javi est un milieu extrêmement complet, hargneux en défense, il excelle dans le jeu long et ses frappes de balles sont redoutables. Elu 3ème capitaine de l'équipe.




  • Joan Verdu : Formé également à la masia, Verdu ( 27 ans ) est le prototype du numéro 10 espagnol, magique ballon au pied, capable d'une passe, d'un crochet ou d'un lob du centre du terrain dont lui seul à le secret, ce joueur est beau à voir joueur malgré ses qualités physiques assez limités. Il prend dignement le relai d'un certain Ivan De La Pena et est par ailleurs élu vice-capitaine de l'équipe





  • Juan Albin : Il devait être le remplacement naturel de Callejon au poste de milieu offensif gauche, l'uruguayen ( 24 ans ) beau manieur de ballon a été une nouvelle fois rattrapé par son pécher mignon lors de la deuxième journée à savoir les blessures, résultat : une opération et trois mois d'arrêt.




  • Jesus Datolo : Transférer définitivement à l'Espanyol lors du mercato d'hiver 2010 dans le cadre d'un échange avec Victor Ruiz alors qu'il n'avait pas vraiment convaincu, souvent blessé, il paraît emprunté à chacune de ses apparitions et a la fâcheuse tendance à s'entêter dans des dribbles perdu d'avance. Bref loin d'être transcendant bien au contraire, Pochettino a même voulu le faire partir 6 mois après son transfert définitif, quelle gestion sportive de la part du club !!




  • Vladimir Weiss : Fraichement arrivé, j'ai découvert ce joueur ( 21 ans ) lors de la coupe du monde 2010, plutôt doué avec le ballon, rapide et très bon dans les 1 contre 1 selon Pochettino, Weiss est un joueur d'avenir. Il a le désavantage de ne pas parler la langue, ce qui est problématique pour son acclimatation et pour communiquer sur le terrain avec ses coéquipiers..




  • Romaric : Arrivée de dernière minute en provenance du Fc Séville, l'Ivoirien ( 28 ans ) est, en pleine possession de ses moyens, un excellent joueur aussi physique que bon techniquement. Cependant ses déboires extra-sportifs le handicape grandement, en ce début de saison, sans préparation, il paraît assez lourd mais pourra toujours apporter son expérience.


    Robin Pierrat